Progestérone naturelle bio-identique : une alternative qui gagne en crédibilité

 

La question de la qualité de vie des femmes ménopausées continue de donner du fil à retordre à la communauté scientifique qui multiplie les recherches cliniques pour limiter les risques du traitement hormonal substitutif (THS) (vous pouvez trouver une mine d’informations, en français, sur le site https://www.progesterone-naturelle.eu). Les travaux menés par l’American Osteopathic Association pendant les 3 dernières années ont démontré que les hormones bio-identiques approuvées par la Food & Drug Administration (FDA) sont non seulement plus sûres que celles mobilisées dans le cadre du THS, mais aussi plus efficaces !

    1. Contexte de l’étude

Le rapport publié par le Journal of the American Osteopathic Association reprend les résultats des études cliniques menées entre 1999 et 2009 au sujet de l’hormonothérapie substitutive bio-identique et ses effets sur les symptômes de la ménopause comme les bouffées de chaleur, la sécheresse vaginale, les troubles de l’humeur et les problèmes de sommeil. N’ont été retenues que les données probantes issues d’essais cliniques sur l’innocuité puis l’efficacité des hormones bio-identiques. Ces dernières font référence aux hormones de source végétale et sont appelées de cette façon car on estime qu’elles sont structurellement identiques aux hormones naturelles synthétisées par les ovaires et les glandes surrénales.

Le rapport présente également une étude comparative avec le fameux test clinique de la Women’s Health Initiative de 2002. Ce dernier qui s’était étalé sur 5 ans avait démontré que l’association de l’œstrogène et des progestatifs synthétiques augmentait les risques de contracter un cancer du sein (26%), un infarctus du myocarde ou toute autre maladie cardiovasculaire (29%), un accident vasculaire cérébral (41%), une thrombose veineuse ou embolie (200%)… D’un autre côté, le THS diminuerait le risque de fracture de la hanche de 33%, le risque de cancer colorectal de 37% et réduirait drastiquement les symptômes de la ménopause. En définitive, les chercheurs ont constaté que le THS entrainait plus de risques que d’avantages. Après cette publication, des milliers de femmes américaines ont souhaité mettre fin à ce traitement. Il s’avérera plus tard que les conclusions étaient quelque peu hâtives mais pas totalement dénuées de vérité.

    1. Le coup médiatique de Suzanne Somers

L’hormonothérapie bio-identique est diamétralement opposée au THS dans la mesure où les hormones mobilisées sont identiques à celles que produit le corps naturellement. Ce procédé médical a fait la Une des journaux américains en 2006 lorsque l’actrice Suzanne Somers a publié son best-seller intitulé Ageless : The Nakes Truth about Bioidentical Hormones. Le livre stipulait que les femmes ménopausées pouvaient retrouver un corps ferme et tonique, des cheveux brillants et une peau rayonnante grâce à la prise d’hormones bio-identiques pour peu qu’elles mangent sainement et qu’elles fassent de l’exercice sans trop forcer. Son coup de projecteur médiatique à l’occasion de son interview chez Oprah Winfrey en janvier 2009 a remis la problématique sur le devant de la scène.

    1. Symptômes post-ménopausiques et prévention de l’hyperplasie endométriale

Deux formes de progestérones bio-identiques ont été approuvées par la FDA : Crinone en 1997 et le Prometrium en 1998. La première est plutôt utilisée pour la fécondation in vitro, la seconde dans le cadre du soulagement des symptômes post-ménopausiques et la prévention de l’hyperplasie endométriale. Dans une étude dite « à double insu » (placebo Vs. Prometrium) réalisée sur 358 femmes ménopausées, le prometrium a donné de meilleurs résultats sans effets secondaires. De plus, il a été prouvé que la progestérone naturelle bio-identique avait des propriétés neuro-protectrices. En effet, une étude menée en 2007 qui a porté sur 100 patients atteints d’une lésion cérébrale traumatique aiguë a montré que la progestérone en intraveineuse réduisait la mortalité.

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