La première guerre du Golfe est le conflit déclenché après l’invasion du Koweït par l’Irak de Saddam Hussein le 2 août 1990. Menée sous mandat de l’ONU, la coalition dirigée par les États-Unis libère le Koweït entre janvier et février 1991 lors de l’opération Tempête du désert.
Pourquoi le 2 août 1990 reste-t-il une date si souvent citée en histoire-géographie ? Ce jour-là, l’Irak envahit le Koweït et provoque une crise internationale majeure. Pour des élèves de Première ou de Terminale, ce conflit est un repère essentiel : il montre à la fois le fonctionnement de l’ONU après la guerre froide, la puissance militaire américaine et les tensions durables du Moyen-Orient. J’adopte ici une approche simple et rigoureuse, utile pour réviser vite : comprendre les faits, mémoriser les dates et distinguer clairement les causes, les étapes et les conséquences de la guerre.
En bref : les réponses rapides
Première guerre du Golfe : définition, dates et repères essentiels
La première guerre du Golfe désigne le conflit né après l’invasion du Koweït par l’Irak de Saddam Hussein le 2 août 1990. La phase militaire décisive se déroule surtout entre janvier et février 1991, quand une coalition internationale menée par les États-Unis, avec mandat de l’ONU, lance l’opération Tempête du désert et libère le Koweït.
Pour un guerre du Golfe résumé efficace, gardez quatre repères simples. Le conflit oppose d’abord l’Irak au Koweït, petit État pétrolier voisin annexé par Bagdad en août 1990. Ensuite, l’ONU condamne l’invasion et autorise le recours à la force si l’Irak ne se retire pas. Puis une coalition de 34 États se forme autour des États-Unis. Enfin, la guerre s’achève par une victoire de la coalition et le retrait irakien du Koweït. Quand vous cherchez la guerre du Golfe date, retenez bien deux temps : la crise commence en 1990, mais 1991 la première guerre du Golfe renvoie à la phase armée la plus connue, celle des bombardements puis de l’offensive terrestre.
On parle de “première” guerre du Golfe pour la distinguer de la guerre de 2003, quand les États-Unis et leurs alliés envahissent à nouveau l’Irak, cette fois sans le même cadre onusien. Dans les médias, l’expression guerre du Golfe désigne souvent seulement le conflit de 1990-1991, car il a marqué les opinions par ses images télévisées et la rapidité de l’offensive. Au bac, il faut nommer précisément les acteurs : Irak, Koweït, ONU, États-Unis, coalition internationale, et Tempête du désert. Ce vocabulaire montre que vous distinguez bien l’invasion initiale, la réponse diplomatique, puis l’intervention militaire.
2 août 1990 : l’Irak envahit le Koweït. Janvier-février 1991 : phase militaire décisive. 34 États : la coalition dirigée par les États-Unis. Issue : libération du Koweït et défaite irakienne.
Pourquoi l'Irak envahit-il le Koweït en 1990 ? Les causes réelles du conflit
L’invasion du Koweït par l’Irak, le 2 août 1990, ne s’explique pas par une seule cause. Elle résulte d’un cumul de tensions : endettement irakien après la guerre Iran-Irak, différend pétrolier avec le Koweït, litiges frontaliers et volonté de Saddam Hussein d’imposer sa puissance dans le Golfe persique.
Pour comprendre quelles sont les causes de la guerre du Golfe, il faut repartir de 1988. L’Irak sort alors de huit années de guerre contre l’Iran. Le pays est épuisé, son économie est fragilisée, et Bagdad a accumulé une dette massive envers les monarchies du Golfe, surtout le Koweït et l’Arabie saoudite. Saddam Hussein estime pourtant avoir combattu au nom de tout le monde arabe face à la révolution iranienne. Il attend donc un effacement de dette et une aide durable. Or le Koweït refuse. Ce refus nourrit un fort ressentiment politique. Pourquoi Saddam Hussein a envahi le Koweït tient d’abord à ce blocage : il veut desserrer l’étau financier, récupérer des ressources et restaurer le prestige d’un régime fragilisé par la sortie de guerre.
Le pétrole aggrave vite la crise. L’OPEP fixe des quotas pour soutenir les prix, mais Bagdad accuse le Koweït de produire au-delà des limites convenues. Pour l’Irak, cette surproduction fait baisser le prix du baril et prive l’État de revenus vitaux au moment où il doit reconstruire le pays. Le différend pétrolier devient encore plus sensible autour du champ de Rumaila, situé près de la frontière. Les autorités irakiennes accusent le Koweït de pratiquer un forage incliné et de prélever du pétrole irakien. Les historiens discutent l’ampleur réelle de cette accusation, mais politiquement elle sert de levier. Elle transforme un conflit économique en affrontement national, presque symbolique, sur la souveraineté et la richesse.
À cela s’ajoute un vieux contentieux territorial. L’Irak n’a jamais pleinement accepté l’existence du Koweït comme État séparé, indépendant depuis 1961. À Bagdad, certains dirigeants présentent ce petit émirat comme un territoire historiquement lié à l’Irak ottoman. Ce discours n’est pas nouveau, mais Saddam Hussein le réactive en 1990 pour justifier l’usage de la force. Pourquoi la guerre d’Irak a commencé ne relève donc pas d’un simple prétexte frontalier. Il y a une logique de puissance. En annexant le Koweït, l’Irak contrôlerait davantage de réserves pétrolières, gagnerait un accès maritime plus favorable et renforcerait son poids régional face aux monarchies du Golfe persique.
Le contexte international compte aussi. La fin de la guerre froide brouille les repères. L’Union soviétique s’affaiblit, tandis que les États-Unis apparaissent comme la principale puissance capable d’intervenir. Saddam Hussein semble croire que Washington protestera sans lancer une guerre majeure. C’est un mauvais calcul. Il sous-estime la portée stratégique du Koweït, la centralité du pétrole et la capacité de l’ONU à construire une coalition. Au fond, quelles sont les causes de la guerre du Golfe ? Un enchaînement de dettes, de pétrole, de frontières, d’ambition régionale et d’erreur d’appréciation. L’invasion du Koweït naît de ce faisceau de tensions, pas d’une cause isolée.
Un conflit nourri par l'après-guerre Iran-Irak et la question pétrolière
La guerre du Golfe naît aussi d’une crise économique. En 1990, l’Irak sort ruiné de huit années de guerre contre l’Iran. Le régime de Saddam Hussein est lourdement endetté, surtout envers le Koweït et l’Arabie saoudite, et dépend presque entièrement des revenus du pétrole pour se redresser.
Or Bagdad accuse le Koweït de faire baisser les prix en produisant trop de brut, au-delà des quotas de l’OPEP. Pour l’Irak, chaque baisse du baril aggrave la crise budgétaire et bloque la reconstruction. Saddam Hussein réclame aussi l’effacement des dettes et dénonce l’exploitation du champ pétrolier de Rumaila par le Koweït. La tension devient géopolitique. Derrière le discours nationaliste, l’enjeu est clair : contrôler davantage de ressources pétrolières, obtenir un accès financier immédiat et transformer une faiblesse économique en rapport de force militaire.
De l'invasion au cessez-le-feu : la chronologie précise de la première guerre du Golfe
La première guerre du Golfe commence le 2 août 1990 avec l’invasion du Koweït par l’Irak. D’août à novembre, l’ONU condamne Bagdad, impose des sanctions puis autorise la force. La campagne aérienne débute le 17 janvier 1991, l’offensive terrestre le 24 février, et le cessez-le-feu est annoncé le 28 février 1991.
Si vous vous demandez quand a eu lieu la première guerre du Golfe, retenez deux temps très différents. La crise diplomatique dure près de sept mois. La guerre terrestre, elle, ne dure qu’environ 100 heures. Tout bascule le 2 août 1990, quand l’armée irakienne de Saddam Hussein envahit le Koweït et l’annexe rapidement. Dès le jour même, le Conseil de sécurité de l’ONU condamne l’opération. Le 6 août, il adopte un embargo économique. Les États-Unis lancent ensuite l’opération Bouclier du désert à partir du 7 août 1990 pour protéger l’Arabie saoudite et organiser la formation d’une coalition internationale. À l’automne, la tension monte encore. Le 29 novembre 1990, la résolution 678 donne à l’Irak jusqu’au 15 janvier 1991 pour se retirer, faute de quoi la force peut être employée.
Après l’expiration de l’ultimatum, la coalition passe à l’action. Dans la nuit du 16 au 17 janvier 1991, l’opération Tempête du désert commence par une vaste campagne aérienne menée surtout par les États-Unis, avec l’appui du Royaume-Uni, de la France et d’États arabes. Les bombardements visent les défenses antiaériennes, les centres de commandement, les pistes et les capacités militaires irakiennes. Cette guerre est aussi une guerre d’images. Les télévisions diffusent presque en direct les frappes sur Bagdad, ce qui marque durablement les opinions. L’Irak répond par des tirs de missiles Scud contre Israël et l’Arabie saoudite, dans l’espoir d’élargir le conflit. Côté français, la guerre du Golfe France se lit surtout à travers l’opération Daguet, engagée en Arabie saoudite puis dans la manœuvre terrestre. Le soldat français guerre du Golfe intervient donc bien dans la coalition, principalement sur le flanc ouest.
| Camp | Forces engagées | Pertes estimées | Repères |
|---|---|---|---|
| Coalition internationale | Environ 700 000 militaires, dont plus de 500 000 Américains ; France : environ 18 000 hommes | Environ 300 à 400 morts selon les comptages retenus | États-Unis, France, Royaume-Uni, Arabie saoudite, Égypte, autres alliés |
| Irak | Environ 500 000 à 700 000 hommes | Chiffres très variables, souvent de plusieurs milliers à plusieurs dizaines de milliers | Armée irakienne déployée au Koweït et au sud de l’Irak |
Les chiffres changent selon les sources, surtout pour les pertes irakiennes. C’est pourquoi une guerre du Golfe carte et une chronologie précise sont plus utiles qu’un total unique à mémoriser. Le 24 février 1991, la coalition lance l’offensive terrestre. Elle contourne les positions irakiennes, perce rapidement le front et libère le Koweït. Le 26 février, les forces irakiennes commencent leur repli. Le 27 février, Koweït City est reprise. Le 28 février 1991, le président George H. W. Bush annonce la suspension des combats. Ce contraste entre une longue séquence diplomatique et une victoire militaire éclair est l’un des traits majeurs du conflit.
Le rôle exact de l'ONU : les résolutions qui encadrent la guerre
L’ONU encadre strictement la guerre de 1990-1991 par quatre textes clés. La résolution 660 du 2 août 1990 condamne l’invasion du Koweït par l’Irak et exige le retrait immédiat. La 661 instaure ensuite des sanctions économiques. La 678, votée le 29 novembre, autorise les États membres à recourir à tous les moyens nécessaires après le 15 janvier 1991 si l’Irak ne se retire pas. Enfin, la 687, en avril 1991, fixe les conditions du cessez-le-feu.
Ce cadre juridique donne à l’intervention de 1991 une base internationale claire. Les États-Unis agissent alors dans une coalition mandatée par le Conseil de sécurité, et non seuls. La résolution 687 impose aussi le désarmement irakien, surtout sur les armes de destruction massive, ainsi qu’un contrôle international. C’est ce point qui distingue fortement 1991 de 2003 : lors de la seconde guerre d’Irak, aucune nouvelle autorisation explicite de l’ONU n’encadre l’invasion américaine.
Quelles conséquences après 1991 ? Victoire militaire, nouvel ordre régional et mémoires du conflit
La première guerre du Golfe libère le Koweït, mais elle ne pacifie pas durablement le Moyen-Orient. Qui a gagné la première guerre du Golfe ? La coalition mandatée par l’ONU, dominée par les États-Unis. Pourtant, Saddam Hussein reste au pouvoir, l’Irak subit de lourdes sanctions internationales, et les tensions régionales persistent jusqu’à la guerre d’Irak de 2003.
La victoire militaire est nette, mais le bilan matériel est très lourd. L’armée irakienne est repoussée hors du Koweït. Le pays libéré sort pourtant très endommagé. En retraite, les forces irakiennes incendient des centaines de puits de pétrole. Les images de fumées noires marquent durablement les esprits. En Irak aussi, les infrastructures sont touchées : routes, ponts, centrales électriques, réseaux de communication. Ces conséquences guerre du Golfe pèsent sur les civils pendant des années. Le conflit ne se termine donc pas par un retour simple à la normale. Il ouvre une phase de contrôle international, de reconstruction partielle et de fragilisation durable de l’État irakien.
Après le cessez-le-feu, l’ONU maintient une forte pression sur Bagdad. L’Irak doit reconnaître la souveraineté du Koweït, payer des réparations et accepter des inspections sur ses armements. L’objectif est clair : empêcher la reconstitution d’armes chimiques, biologiques ou nucléaires. Ces contrôles, menés dans un climat de défiance, deviennent un point central des années 1990. Dans le même temps, les sanctions internationales affaiblissent fortement l’économie irakienne. Elles visent le régime, mais frappent aussi la population. C’est une clé pour comprendre Quelles sont les deux guerres du Golfe : celle de 1990-1991, puis la crise prolongée qui nourrit les tensions menant à la 2ème guerre du golfe date 2003.
Sur le plan politique, Saddam Hussein survit. C’est un point souvent mal compris. Il n’est pas renversé en 1991. Après la défaite, des soulèvements éclatent chez les chiites au sud et dans le Kurdistan irakien au nord. Le régime les réprime durement. Les puissances occidentales instaurent ensuite des zones d’exclusion aérienne, surtout pour protéger les Kurdes. L’Irak reste donc affaibli, surveillé, mais toujours dirigé par le même pouvoir. À l’échelle régionale, les États-Unis renforcent durablement leur présence militaire dans le Golfe, avec des bases et des accords de sécurité. Cela modifie l’équilibre du Moyen-Orient pour toute la décennie.
La guerre change aussi la manière de voir les conflits. La guerre du Golfe diffusée à la télé devient un tournant médiatique. Les chaînes d’information en continu montrent frappes nocturnes, cartes animées et conférences militaires presque en temps réel. Cette visibilité donne une impression de guerre propre et technologique, parfois au prix d’un effacement des souffrances civiles. Dans les mémoires, 1991 reste donc une guerre courte, spectaculaire, très médiatisée. Mais il faut distinguer clairement les deux séquences : en 1991, la coalition libère le Koweït sous mandat de l’ONU ; en 2003, les États-Unis envahissent l’Irak pour renverser Saddam Hussein, dans un cadre très différent.
Ne confondez pas 1991 et 2003. Saddam Hussein n’est pas renversé en 1991. N’oubliez pas non plus le rôle central de l’ONU, qui encadre la coalition, le cessez-le-feu et les inspections.
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La première guerre du Golfe se déroule principalement entre 1990 et 1991. Elle commence après l’invasion du Koweït par l’Irak le 2 août 1990. La phase militaire la plus connue, menée par une coalition internationale contre l’Irak, a lieu de janvier à février 1991. Le cessez-le-feu intervient officiellement le 28 février 1991.
2ème guerre du golfe date
La 2ème guerre du Golfe désigne généralement la guerre d’Irak déclenchée en 2003. L’intervention militaire menée par les États-Unis et leurs alliés commence le 20 mars 2003. La chute du régime de Saddam Hussein intervient rapidement, mais le conflit se prolonge ensuite pendant plusieurs années sous forme d’occupation, d’insurrection et de guerre civile.
Quand a eu lieu la première guerre du Golfe ?
La première guerre du Golfe a eu lieu entre août 1990 et février 1991. Je précise souvent qu’il faut distinguer deux temps : d’abord l’invasion du Koweït par l’Irak le 2 août 1990, puis l’offensive de la coalition internationale à partir du 17 janvier 1991. Les combats majeurs s’achèvent le 28 février 1991.
Pourquoi la guerre d'Irak a commencé ?
La guerre d’Irak de 2003 commence officiellement parce que les États-Unis et leurs alliés accusent le régime de Saddam Hussein de posséder des armes de destruction massive et de menacer la sécurité internationale. Ces armes ne seront pas retrouvées. Le conflit s’inscrit aussi dans le contexte géopolitique de l’après-11 septembre et d’une volonté de renverser Saddam Hussein.
Quelles sont les causes de la guerre du Golfe ?
Les causes de la première guerre du Golfe sont à la fois économiques, territoriales et politiques. L’Irak, très endetté après la guerre contre l’Iran, reproche au Koweït sa politique pétrolière et conteste ses frontières. Saddam Hussein veut aussi renforcer sa puissance régionale. L’invasion du Koweït provoque alors une réaction militaire internationale sous mandat de l’ONU.
Pourquoi Saddam Hussein a envahi le Koweït ?
Saddam Hussein envahit le Koweït le 2 août 1990 pour plusieurs raisons. L’Irak est affaibli financièrement après huit ans de guerre contre l’Iran et accuse le Koweït de faire baisser le prix du pétrole. Le régime irakien revendique aussi ce territoire pour des motifs historiques et stratégiques, afin de contrôler davantage de ressources pétrolières.
Quelles sont les deux guerres du Golfe ?
Les deux guerres du Golfe sont, d’abord, la première guerre du Golfe de 1990-1991, déclenchée après l’invasion du Koweït par l’Irak, puis la seconde, souvent appelée guerre d’Irak, commencée en 2003. La première vise à libérer le Koweït ; la seconde entraîne la chute de Saddam Hussein et une longue période d’instabilité régionale.
Quel pays sont impliqués dans la guerre du Golfe ?
Dans la première guerre du Golfe, les principaux pays impliqués sont l’Irak, qui envahit le Koweït, et une large coalition internationale autorisée par l’ONU. Cette coalition comprend notamment les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’Arabie saoudite, l’Égypte et la Syrie. Le Koweït est au cœur du conflit, puisqu’il est le pays envahi puis libéré.
La première guerre du Golfe est donc un conflit bref sur le plan militaire, mais décisif sur le plan géopolitique. Retenez surtout quatre repères : l’invasion du Koweït le 2 août 1990, le rôle central de l’ONU, l’offensive de janvier-février 1991 et la victoire rapide de la coalition. Pour bien réviser, transformez ces éléments en frise chronologique et associez chaque date à un acteur et à une décision.
Mis à jour le 29 avril 2026