Comment lutter contre la déprime hivernale ?

Temps maussade et nuits trop longues : l’hiver s’accompagne souvent d’une baisse d’énergie, voire d’un manque d’entrain. C’est la saison pour prendre soin de soi.

On estime que 15 % des Français souffrent de déprime hivernale, un trouble affectif saisonnier qui se manifeste généralement par de la tristesse, une tendance à dormir plus et à grignoter davantage (avec une prédilection pour le sucré). En cause, des jours trop courts et une moindre luminosité, celle-ci descendrait de 100 000 lux sous le soleil d’été à 2 000 lux les jours d’hiver.

CE QUI COMPTE

Ne pas céder à l’apathie et continuer à bouger. Le sport, surtout pratiqué en plein air, est un must pour lutter contre les épisodes de déprime. L’activité physique et l’exposition à la lumière du jour boostent la production de sérotonine et de noradrénaline dans le cerveau, des neurotransmetteurs en déficit chez la personne déprimée à l’origine de son mal-être. Le corps va, par ailleurs, produire des endorphines, un opiacé naturel dont la fonction est de soulager le stress et d’accroître le plaisir.

TROP DIFFICILE ?

Optez pour une activité qui vous amuse : trampoline, zumba, yoga … ou vous intéressait avant votre coup de blues. Allez-y avec un(e) ami(e) pour vous motiver ou optez pour un sport d’équipe qui est plus engageant. Commencez doucement avec des petits objectifs faciles à atteindre, 10 minutes de marche ou de footing puis 20 et 30. Certains clubs de sports (encore trop peu nombreux) proposent aussi des coachs pour les personnes déprimées.

CE QUI AIDE

La luminothérapie Le manque de lumière en hiver peut impacter l’humeur. En effet, elle bloque la sécrétion de mélatonine, l’hormone qui nous incite à dormir, et booste celle de la sérotonine, une hormone qui lutte contre la déprime. La luminothérapie consiste à pallier cette insuffisance en s’exposant quotidiennement à une lampe de luminothérapie, le matin de préférence. Son efficacité a été démontrée dans de nombreuses études. Les séances de luminothérapie (30 minutes en moyenne) peuvent être effectuées à la maison ou chez un luminothérapeute.

Les plantes

Le millepertuis est une plante à l’action antidépressive reconnue. On peut l’associer au romarin, un antioxydant et un stimulant du système nerveux. Il se consomme essentiellement sous forme d’infusions à raison de deux tasses quotidiennes. Demandez conseil à votre pharmacien car il existe des interactions médicamenteuses. En médecine chinoise, le ginseng est aussi utilisé pour son effet fortifiant, dynamisant et antidépresseur.

L’acupuncture

Elle stimule la circulation de l’énergie vitale (le qi) au sein du corps, favorisant un meilleur fonctionnement de l’organisme mais aussi des émotions et pourrait contribuer à libérer des endorphines euphorisantes. Les points à stimuler sont choisis en fonction des symptômes. Quelques séances d’acupuncture peuvent favoriser l’adaptation à notre environnement, notamment au changement de saisons. L’acupuncture a d’ailleurs fait la démonstration de son efficacité en complément d’antidépresseurs dans les cas de dépression sévère.

La cure de vitamine B

Des études épidémiologiques semblent établir un lien entre le déficit en vitamines B2, B6, B9 et B12 et une augmentation des symptômes dépressifs. La vitamine B6 contribue à la synthèse de la sérotonine, l’hormone du bien-être. La B9 est nécessaire à la production d’adrénaline et de dopamine, deux hormones nécessaires au fonctionnement du cerveau. La vitamine B12 renforce l’immunité et agit contre la fatigue chronique. Le bon réflexe ? Parlez-en à votre pharmacien et saupoudrez vos plats et salades de levure de bière, c’est délicieux.

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